27 juillet 2005

Le mystère du Temple

Selon la thèse officielle, Louis XVII (né en 1785) est mort au Temple le 8 juin 1795 et a été enterré au cimetière Sainte-Marguerite le 10, mais de nombreux historiens ont soutenu que Louis XVII s’était évadé du Temple. Ils s’appuient notamment sur le fait que le rapport d’autopsie et l’examen du squelette exhumé deux fois (1846 et 1894) font état d’un cadavre mesurant entre 1,47 m et 1,65 m (alors que Louis XVII ne mesurait que 1,15 m ou 1,20 m) et ayant entre 15 et 20 ans (alors que Louis XVII n’en avait que 10 à sa mort). Il est certain que le squelette (mélange d’os de diverses personnes) n’était pas celui de l’enfant mort au Temple. Celui-ci a été inhumé dans une fosse commune. Il semble que de nombreux comploteurs ont essayé entre juillet 1793 et juin 1795 de s’emparer de la personne du Dauphin (devenu Louis XVII à la mort de son père le 21 janvier 1793). Il s’agissait soit de royalistes (comme le comte de Puisaye ou Mrs Atkins), désireux de rétablir la monarchie, soit de républicains (comme le conventionnel Chaumette et peut-être Barras), désireux d’avoir un gage en cas d’échec de la Révolution. On a retrouvé des indices d’au moins quatre substitutions d’enfants. Selon certains, on aurait perdu la trace de Louis XVII après son départ du temple (lieux de refuge présumés : Livradois (Puy De Dôme) ou Velay (Hte-Loire)). Selon d’autres, Louis XVII se serait manifesté mais n’aurait pas été reconnu par le roi Louis XVIII (motifs supposés : 1° Louis XVIII était désireux de garder la couronne pour lui-même ; 2° il n’était pas convaincu de l’authenticité du prétendant ; 3° le plus vraisemblable, il ne croyait pas à la légitimité du Dauphin, à cause des adultères supposés de Marie-Antoinette. Il avait déjà tenté, en 1789, de faire écarter du trône le futur Louis XVII, persuadé qu’il était le fils de Fersen). De nombreux faux dauphins ont ainsi surgi. Certains ont pensé qu’ils auraient été des enfants formés systématiquement au rôle de « faux dauphin » par des comploteurs décidés à leur faire prendre la place de Louis XVII au Temple.

Glozel

En 1924, un jeune paysan, Emile Fradin (18 ans), présenta à la Société d’Emulation du Bourbonnais des briques cuites découvertes dans le champ de son grand-père au hameau de Glozel (commune de Ferrières-sur-Sichon, Allier). Elles étaient couvertes d’inscriptions utilisant un alphabet inconnu. Des archéologues en vue comme Salomon Reinach, Ferdinand Lot et Emile Esperandieu conclurent à leur authenticité, certains les datant du néolithique (8000 av. J.-C.), d’autres comme Albert Grenier les considérant comme des amulettes de sorciers gaulois. A la suite d’un procès en escroquerie (1928), suivi d’un procès en diffamation (1932), Fradin fut déclaré faussaire et ses tablettes inauthentiques. En 1972, des techniciens du commissariat à l’Energie atomique analysèrent quelques tablettes par la méthode de la « thermoluminescence ». 20 tablettes sur 25 dateraient de 700 av. J.-C. à 100 apr. J.-C. Certains objets en os remonteraient au paléolithique supérieur (17000 av. J.-C.).

En 1978, 3 journalistes belges ont voulu réhabiliter Emile Fradin. Il aurait réellement découvert une proto-écriture, antérieure à celle des Phéniciens, et comparable à celle qu’on a relevée sur des objets gravés du paléolithique (par exemple à Alvao, au Portugal). Personne n’explique pourtant comment des objets datant de 2 époques distantes de 15000 ans se sont retrouvés ensemble dans le même lot archéologique.

 

Mise à jour: Commentaire de l'association "Musée de Glozel"

Bonjour,

Nous avons pris connaissance de votre note sur Glozel. Vous y affirmez notamment qu’ « à la suite d’un procès en escroquerie (1928), suivi d’un procès en diffamation (1932), Fradin fut déclaré faussaire et ses tablettes inauthentiques. »
Si les découvertes de Glozel, qui restent énigmatiques, peuvent autoriser les interprétations scientifiques les plus ouvertes, la réalité historique de l’affaire de Glozel est sur certains points incontestable. Et il est en l’occurrence totalement erroné d’affirmer qu’Emile Fradin a été, à un quelconque moment de sa vie, déclaré faussaire. Tous les jugements des procès qui ont été intentés contre lui ou qu’il a intentés lui ont donné raison. Ils ont fait l’objet à l’époque d’une publication dans le Bulletin de la Société préhistorique française. Et vous pouvez prendre aujourd’hui connaissance de leur transcription intégrale à l’adresse :

http://www.museedeglozel.com/Jugement.htm

Notre association a pour objet la protection matérielle du patrimoine archéologique de Glozel et la défense morale de ses inventeurs. Emile Fradin aura cent ans en août prochain. Nous attendons de cette anniversaire qu’il soit l’occasion de portraits plus élogieux que celui d’un faussaire. Nous ne doutons pas que vous aurez à cœur de corriger très rapidement cette affirmation à la fois contraire à la réalité des faits et diffamatoire, qu’a pu vous fournir une source mal informée. Nous vous en savons gré par avance.

Bien cordialement
association « Musée de Glozel »

 

Au vu de ces affirmations, je désire présenter mes excuses à Monsieur Fradin, aux responsables de l'association "Musée de Glozel", et à tous les lecteurs de cette note. Mes sources m'apparaissaient dignes de confiance (dans le cas de cette note, il s'agissait essentiellement du Quid), hors il semblerait que la controverse soit possible. Sans toutefois me prononcer en faveur de l'une ou l'autre des théories, je reconnais avoir manqué de rigueur en omettant de mentionner les doutes existants. J'espère avoir réparé cette erreur en publiant le commentaire ci-dessus.

Amicalement,

Aziraphale