02 juillet 2005
L'énigme de la chambre funéraire
En 1993 une petite équipe allemande a mené à bien une expérience difficile dans la grande pyramide égyptienne de Chéops.
Il s’agissait de savoir où menaient deux étroits couloirs qui s’élèvent vers le haut du monument en partant d’une chambre funéraire située plutôt au centre et en bas de la construction. Ces deux couloirs ont une section carrée de 20 centimètres. Leur pente est prononcée (40%). Ils ont été découverts lors de la première fouille moderne de cette pyramide qui a eu lieu en 1879.
Pour cette recherche, l’ingénieur Rudolf Gantenbrink avait fabriqué un petit chariot dans un matériau ultra-léger avec l’aide de techniques qui s’apparentent à l’horlogerie pour certaines et à celles de la conquête spatiale pour d’autres. Ce chariot comportait trois moteurs électriques de déplacement, un dispositif à vérins interdisant toute redescente imprévue, une caméra miniature, un système de téléguidage et un projecteur directif. La progression du chariot était suivie sur un écran de télévision installé dans la chambre mortuaire.
Après quelques mètres d’ascension dans le conduit nord une complication apparut. L’écran de contrôle montrait que le couloir faisait un coude et partait dans une autre direction. Cela n’était pas grave puisque le robot était directif. Mais ses chenilles butaient contre un obstacle imprévu qu’il fallait contourner ou surmonter.
Quelle chose se trouvait là, non prévue lors de la construction, bloquée à cause de l’angle formé par le couloir ?
La chose détectée par la caméra ayant arrêté la progression du chariot était étroite, longue de plusieurs mètres et de section ronde. Intrigués, les archéologues télécommandèrent le zoom de la caméra pour avoir une vue plus précise de cet objet imprévu. Constatant qu’il comportait une extrémité filetée ils comprirent qu’il s’agissait de la tête d’une sonde métallique fabriquée sur mesure à la fin du 19ème siècle selon le principe des forages pétroliers et qui comportait à l’origine une succession de tiges que l’on pouvait visser les unes aux autres. L’extrémité coincée dans le coude n’avait pu ni avancer ni revenir dans la chambre. Cette sonde datait donc de la première exploration de la chambre (vers 1879). En cas de réussite, elle ne pouvait permettre que de connaître la longueur des couloirs.
Ainsi une tentative faite avec des moyens primitifs a presque fait échouer une recherche effectuée à l’aide de la technologie la plus avancée (laquelle sera forcément un jour proche considérée elle-même comme grossière...)
On ne sait toujours pas de façon certaine à quel usage étaient destinés les deux couloirs. Celui qui a été exploré finit à 59 mètres de la chambre funéraire. Il a été obstrué par une dalle de calcaire à faible distance du revêtement extérieur de la pyramide. Cette dalle a été descendue par son propre poids entre deux rainures formant glissières. Deux butées en cuivre empêchent sa remontée.
Le plus curieux est que ces étroits conduits ne débouchaient pas directement dans la chambre funéraire : la dernière pierre aboutissant à la chambre n’était en effet pas percée.
S’agissait-il de canaux permettant à l’âme du défunt de rejoindre plus rapidement Nout, la voûte céleste ?
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01 juillet 2005
L'énigme du ciel vide
Au début des années cinquante, il arriva aux États-Unis une chose inattendue à un pilote de chasse qui s’entraînait au tir sur des cibles placées au sol. L’exercice se déroulait par beau temps et selon une procédure familière.
Le pilote eut tout à coup l’impression étrange qu’on tirait sur lui. Il ressentait assez nettement des chocs en rafales jusque dans le cockpit. La chose était incompréhensible puisqu’il n’y avait pas d’autre avion dans le ciel et qu’au-dessous s’étendait le désert. Un coup d’œil rapide aux ailes de son appareil ne le rassura pas : elles n’étaient plus dans leur état normal. Il signala le fait par radio ; l’ordre lui fut donné d’arrêter l’exercice et d’atterrir. Il se posa, tout en s’assurant du fait que le désert était vide de toute présence.
Au sol, deux choses furent immédiatement constatées : des projectiles avaient touché l’avion sans toutefois transpercer la tôle, ceci sous des angles d’attaque qui n’obéissaient pas aux lois de la balistique.
La solution de cette énigme fut rapidement trouvée. Elle étonna beaucoup les aviateurs....
Ce cas fut l’un des premiers d’une série qui posa quelques problèmes ! Les impacts avaient été produits par les balles provenant des mitrailleuses de l’avion lui-même. Pour la première fois, les avions volaient suffisamment vite pour rattraper leurs propres projectiles au moment crucial où ceux-ci sont en perte de vitesse.
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