27 juillet 2005
Glozel
En 1924, un jeune paysan, Emile Fradin (18 ans), présenta à la Société d’Emulation du Bourbonnais des briques cuites découvertes dans le champ de son grand-père au hameau de Glozel (commune de Ferrières-sur-Sichon, Allier). Elles étaient couvertes d’inscriptions utilisant un alphabet inconnu. Des archéologues en vue comme Salomon Reinach, Ferdinand Lot et Emile Esperandieu conclurent à leur authenticité, certains les datant du néolithique (8000 av. J.-C.), d’autres comme Albert Grenier les considérant comme des amulettes de sorciers gaulois. A la suite d’un procès en escroquerie (1928), suivi d’un procès en diffamation (1932), Fradin fut déclaré faussaire et ses tablettes inauthentiques. En 1972, des techniciens du commissariat à l’Energie atomique analysèrent quelques tablettes par la méthode de la « thermoluminescence ». 20 tablettes sur 25 dateraient de 700 av. J.-C. à 100 apr. J.-C. Certains objets en os remonteraient au paléolithique supérieur (17000 av. J.-C.).
En 1978, 3 journalistes belges ont voulu réhabiliter Emile Fradin. Il aurait réellement découvert une proto-écriture, antérieure à celle des Phéniciens, et comparable à celle qu’on a relevée sur des objets gravés du paléolithique (par exemple à Alvao, au Portugal). Personne n’explique pourtant comment des objets datant de 2 époques distantes de 15000 ans se sont retrouvés ensemble dans le même lot archéologique.
Mise à jour: Commentaire de l'association "Musée de Glozel"
Bonjour,
Nous avons pris connaissance de votre note sur Glozel. Vous y affirmez notamment qu’ « à la suite d’un procès en escroquerie (1928), suivi d’un procès en diffamation (1932), Fradin fut déclaré faussaire et ses tablettes inauthentiques. »
Si les découvertes de Glozel, qui restent énigmatiques, peuvent autoriser les interprétations scientifiques les plus ouvertes, la réalité historique de l’affaire de Glozel est sur certains points incontestable. Et il est en l’occurrence totalement erroné d’affirmer qu’Emile Fradin a été, à un quelconque moment de sa vie, déclaré faussaire. Tous les jugements des procès qui ont été intentés contre lui ou qu’il a intentés lui ont donné raison. Ils ont fait l’objet à l’époque d’une publication dans le Bulletin de la Société préhistorique française. Et vous pouvez prendre aujourd’hui connaissance de leur transcription intégrale à l’adresse :
http://www.museedeglozel.com/Jugement.htm
Notre association a pour objet la protection matérielle du patrimoine archéologique de Glozel et la défense morale de ses inventeurs. Emile Fradin aura cent ans en août prochain. Nous attendons de cette anniversaire qu’il soit l’occasion de portraits plus élogieux que celui d’un faussaire. Nous ne doutons pas que vous aurez à cœur de corriger très rapidement cette affirmation à la fois contraire à la réalité des faits et diffamatoire, qu’a pu vous fournir une source mal informée. Nous vous en savons gré par avance.
Bien cordialement
association « Musée de Glozel »
Au vu de ces affirmations, je désire présenter mes excuses à Monsieur Fradin, aux responsables de l'association "Musée de Glozel", et à tous les lecteurs de cette note. Mes sources m'apparaissaient dignes de confiance (dans le cas de cette note, il s'agissait essentiellement du Quid), hors il semblerait que la controverse soit possible. Sans toutefois me prononcer en faveur de l'une ou l'autre des théories, je reconnais avoir manqué de rigueur en omettant de mentionner les doutes existants. J'espère avoir réparé cette erreur en publiant le commentaire ci-dessus.
Amicalement,
Aziraphale
19:25 Publié dans Archéologie, Enigmes Scientifiques, Inexpliqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02 juillet 2005
L'énigme de la chambre funéraire
En 1993 une petite équipe allemande a mené à bien une expérience difficile dans la grande pyramide égyptienne de Chéops.
Il s’agissait de savoir où menaient deux étroits couloirs qui s’élèvent vers le haut du monument en partant d’une chambre funéraire située plutôt au centre et en bas de la construction. Ces deux couloirs ont une section carrée de 20 centimètres. Leur pente est prononcée (40%). Ils ont été découverts lors de la première fouille moderne de cette pyramide qui a eu lieu en 1879.
Pour cette recherche, l’ingénieur Rudolf Gantenbrink avait fabriqué un petit chariot dans un matériau ultra-léger avec l’aide de techniques qui s’apparentent à l’horlogerie pour certaines et à celles de la conquête spatiale pour d’autres. Ce chariot comportait trois moteurs électriques de déplacement, un dispositif à vérins interdisant toute redescente imprévue, une caméra miniature, un système de téléguidage et un projecteur directif. La progression du chariot était suivie sur un écran de télévision installé dans la chambre mortuaire.
Après quelques mètres d’ascension dans le conduit nord une complication apparut. L’écran de contrôle montrait que le couloir faisait un coude et partait dans une autre direction. Cela n’était pas grave puisque le robot était directif. Mais ses chenilles butaient contre un obstacle imprévu qu’il fallait contourner ou surmonter.
Quelle chose se trouvait là, non prévue lors de la construction, bloquée à cause de l’angle formé par le couloir ?
La chose détectée par la caméra ayant arrêté la progression du chariot était étroite, longue de plusieurs mètres et de section ronde. Intrigués, les archéologues télécommandèrent le zoom de la caméra pour avoir une vue plus précise de cet objet imprévu. Constatant qu’il comportait une extrémité filetée ils comprirent qu’il s’agissait de la tête d’une sonde métallique fabriquée sur mesure à la fin du 19ème siècle selon le principe des forages pétroliers et qui comportait à l’origine une succession de tiges que l’on pouvait visser les unes aux autres. L’extrémité coincée dans le coude n’avait pu ni avancer ni revenir dans la chambre. Cette sonde datait donc de la première exploration de la chambre (vers 1879). En cas de réussite, elle ne pouvait permettre que de connaître la longueur des couloirs.
Ainsi une tentative faite avec des moyens primitifs a presque fait échouer une recherche effectuée à l’aide de la technologie la plus avancée (laquelle sera forcément un jour proche considérée elle-même comme grossière...)
On ne sait toujours pas de façon certaine à quel usage étaient destinés les deux couloirs. Celui qui a été exploré finit à 59 mètres de la chambre funéraire. Il a été obstrué par une dalle de calcaire à faible distance du revêtement extérieur de la pyramide. Cette dalle a été descendue par son propre poids entre deux rainures formant glissières. Deux butées en cuivre empêchent sa remontée.
Le plus curieux est que ces étroits conduits ne débouchaient pas directement dans la chambre funéraire : la dernière pierre aboutissant à la chambre n’était en effet pas percée.
S’agissait-il de canaux permettant à l’âme du défunt de rejoindre plus rapidement Nout, la voûte céleste ?
12:15 Publié dans Archéologie, Expliqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30 juin 2005
L'Atlantide
Selon une légende égyptienne, l’Atlantide aurait été une île merveilleuse, engloutie au cours d’un cataclysme. Le philosophe grec Platon, dans deux dialogues (« Timée » et « Critias »), la décrit. Par la suite, d’autres écrivains s’inspireront du thème du continent disparu. L’Atlantide a-t-elle vraiment existé ? Ses traces ont été recherchées dans les endroits les plus variés : Sahara, Canaries, parages de l’île allemande d’Héligoland, Mexique, etc. En fait, Platon évoque 2 îles différentes, qui ont été confondues sous le nom d’Atlantide :
1° Un continent « plus grand que la Libye et l’Asie mises ensemble », situé en face des colonnes d’Héraclès (détroit de Gibraltar) et que l’on atteignait au temps « où l’Atlantide était navigable » ; il s’agit peut-être de l’Amérique, que les Européens de la proto-histoire avaient atteinte et dont le souvenir avait fait naître des légendes.
2° Une île qui a été détruite et dont on ne précise pas les dimensions : selon l’helléniste irlandais J.-V. Luce, il s’agirait de la Crète. En effet, vers 1300 av. J.-C. (environ) la civilisation crétoise s’effondra brusquement. Or, des découvertes géologiques ont prouvé que, vers cette date, l’île de Santorin (ou Théra) avait été le siège d’une violente éruption volcanique. Comme cette île est située à 120 km au nord de la Crète, il est possible qu’une série de vagues géantes, se propageant à partir de Santorin, ait ravagé les côtes crétoises. Plusieurs détails de la description de l’Atlantide par Platon s’appliquent d’ailleurs fort bien à la Crète.
En outre, la date fournie par Platon (d’après Hérodote), « il y a 9000 ans », confirme l’hypothèse Crète-Santorin. En 1971, Cornélius Lanczos a démontré que les chiffres de Platon ont un zéro de trop : il s’agit de 900 ans avant le Critias, soit 1400 av. J.-C.
En août 1968, puis en février 1969, 2 équipes de plongeurs qui exploraient, chacune de leur côté, l’île de Bimini, dans les Bahamas, ont découvert des structures de pierre (une à 1000 m de la côte nord (à 12 m sous l’eau), rectangulaire, en blocs « cyclopéens », une autre à 12000 m de la côte ouest, en blocs de 6m de long sur 3 m de large, et 80 cm d’épaisseur, formant un mur de 225 m de long). Ils pensèrent avoir retrouvé l’Atlantide. Mais selon d’autres hypothèses, la muraille serait en fait d’origine naturelle ou serait une construction précolombienne, semblable à celles du Yucatan, immergée par suite d’une montée des eaux. Il y a eu des dizaines de propositions de ce genre, mais aucune vraiment sérieuse.
Il paraît maintenant acquis que l’Atlantide est un mythe créé par Platon à partir d’éléments historiques réels mais géographiquement et chronologiquement différents.
21:25 Publié dans Archéologie, Enigmes Scientifiques, Mystères, Plusieurs Interprétations | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note